Strabon au SMSI Tunis 2005
Une fracture en cache d’autres…. On pourrait même dire qu’un train en cache un autre si l’on compare les TIC à un train. Certains pays, certains types de citoyens peuvent prendre ce train car il existe des gares près de chez eux qui leur permettent de prendre « l’express TIC ». Pour d’autres, soit il n’existe pas de gare, soit ce train ne s’arrête pas dans leurs gares et il va bien sûr trop vite pour être pris à la volée…
Or le train des TIC s’affirme de plus en plus comme un vecteur, comme le vecteur d’information, de savoir, de commerce, de débats politiques. .. Que va-t-il se passer si les inégalités se creusent du fait même de ces techniques. Allons nous recréer un nouveau type de mode de production féodal ?
Dans Strabon nous avons appris, nous avons tenté de démontrer, que chaque société, chaque communauté possède une culture donc une identité. Nous savons que les faits culturels matériels et immatériels sont des biens culturels et qu’en tant que tels, ils doivent être impérativement partagés et valorisés de façon éthique et que les technologies de l’information peuvent y contribuer de façon unique.
Ne soyons pas utopistes ni idéalistes et admettons que la fracture qui nous rassemble, si l’on peut oser ce paradoxe, doit imposer la mission à ceux qui ont des gares où s’arrête l’express TIC d’y transporter le patrimoine de ceux qui ne peuvent encore le faire par eux-mêmes.



